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  DISCUSSIONS GÉNÉRALES  
     

Avenir de l'agriculture
17 juillet 2014

Les 17 et 18 juillet derniers, je suis intervenue en séance lors de la seconde lecture au Sénat du projet de loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt. L'agriculture est à la fois l'un des secteurs les plus traditionnels de notre pays et un domaine porteur d'avenir, fleuron de notre économie, qui évolue en permanence. Ce paradoxe est sans doute à l'origine de notre attachement aux agriculteurs et agricultrices, qui font vivre tout un pays, et même plus. En France, avec plus d'un million d'actifs, l'agriculture est avant tout une activité économique. C'est une richesse pour notre pays, car elle représente à elle seule 19 % de la production européenne et constitue un secteur clé de notre économie. La diversité et la qualité des productions, alliées au professionnalisme des agriculteurs, en font une filière d'avenir. C'est pourquoi j'ai abordé deux points précis, qui constituent des piliers pour le futur : la compétitivité et l'enseignement. Il s'agit d'un projet de loi d'adaptation concernant un secteur économique qui en a cruellement besoin. Toutefois, je crains, qu'il soit insuffisant pour rassurer nos agriculteurs, nos producteurs et les jeunes qui s'engagent dans cette voie, notamment dans le cadre de l'enseignement agricole, que je connais bien. Ce dernier aurait dû trouver toute sa place dans ce projet de loi « d'avenir ». Or, on ne retrouve aucune des prescriptions du rapport 2013 de l'Observatoire National de l'Enseignement Agricole (ONEA) relatif à l'enseignement agricole face aux défis de l'agriculture à l'horizon 2025. Au final, nous sommes face à un texte sans ambition annonçant le rendez-vous manqué de l'enseignement agricole. Je regrette que l'amendement que j'avais déposé et qui avait été adopté en seconde lecture, n'ait pas été maintenu en Commission Mixte Paritaire. Il aurait permis la conclusion d'un protocole de gouvernance des établissements d'enseignement agricole entre le Conseil régional et la DRAAF. Il permettait également la signature d'une convention d'objectifs et de moyens pour les exploitations centres constitutifs des établissements d'enseignement agricole. Il donnait la possibilité d'entretenir les relations étroites entre les établissements et le monde professionnel agricole. Je salue cependant l'adoption de mon amendement quant à l'obligation de motivation de la décision de l'autorité administrative qui approuve un document d'urbanisme, en cas d'avis défavorable de la commission départementale de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, dans les cas d'atteinte non substantielle.



 
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