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  DISCUSSIONS GÉNÉRALES  
     

Budget de l'enseignement agricole
04 décembre 2014

Pour la quatorzième année consécutive, j'ai défendu le budget dédié à l'enseignement technique agricole ; enseignement d'excellence malheureusement souvent délaissé par les propositions d'orientation, comme je ne cesse de le déplorer. La situation financière des établissements est quant à elle de plus en plus fragile, malgré l'apparente hausse des crédits qui cache de nombreux manques. D'une part, au regard des restrictions budgétaires opérées et d'autre part, du fait de l'augmentation des charges dévolues aux établissements. Ainsi, afin de compenser les aides pour la réforme des rythmes scolaires, un amendement du Gouvernement adopté à l'Assemblée nationale diminue les crédits, préalablement attribués, de 2,5 millions d'euros ! Face à ce « siphonnage » fait au détriment de l'enseignement agricole, j'ai refusé qu'il devienne la variable d'ajustement de l'enseignement scolaire et j'ai fait adopter au Sénat u n amendement visant à rétablir les crédits du programme dans la version initiale du projet de loi de finances pour 2015, en réintégrant ces 2,5 millions d'euros. Je ne peux que regretter que les députés aient de nouveau voté cette diminution du budget de l'enseignement agricole. S'il est juste que cet enseignement participe à sa mesure aux efforts de maîtrise de la dépense publique, il n'est pas acceptable que cela passe par la mise à la charge des établissements de dépenses relevant normalement de l'État. Or, la réduction des crédits couvrant les charges de pensions pour les emplois gagés des CFA et des CFPPA, ainsi que la sous-dotation chronique des 1 287 assistants d'éducation, reviennent à la charge des établissements, les fragilisant un peu plus. Je continue à me battre ardemment pour conserver une ambition à cet enseignement singulier. Il s'agit de lutter contre la vision étriquée et dépassée qui tend à considérer l'enseignement technique agricole comme une filière de remédiation. Il importe de rappeler qu'il constitue une filière d'excellence avec l'un des meilleurs taux d'insertion professionnelle. Il nous appartient, avec le Gouvernement, d'en assurer la pérennité, alors qu'il est appelé à jouer un rôle majeur dans les défis que nous aurons à renouveler, et notamment la transition vers l'agro-écologie.

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